Confessions d’une fashion lover, le plein de contradictions

(Attention! Ceci est un article qui part dans tous les sens, un peu comme ma tête en ce moment)

Depuis toute petite les habits font partie des choses qui me passionnent. Avec 4 ans d’études en design de produits, j’ai toujours été fascinée par les formes, les couleurs et leurs effets sociaux tout au long de l’histoire. Comment faire pour couvrir un corps de 3 dimensions avec une matière de 2 ?  (oui, les tissus ont un épaisseur, mais on les traite quand même comme du 2d) C’est juste fascinant, pensez qu’en plus de vous couvrir, ce « produit » fera aussi une impression sur, pas seulement vous, mais les autres.

S’habiller c’est communiquer

On communique, même si nous ne voulons pas le faire. [Ça fait très descartian, on choisit même si on choisit de ne pas le faire, car cela c’est un choix]. La mode, la façon dont on s’habille peut être prise comme un sujet complètement stupide, frivole, mais c’est vraiment un sujet socialement et morphologiquement passionnant. Il y a 50 ans, les gens gardaient leurs vêtements toute leurs vies. La beauté comme concept change avec les temps, donc il y avait bien sûr un effet mode, mais cela durait plus qu’une saison (ou un mois..).

50s

S’habiller en Argentine

En Argentine, s’habiller coûte cher. Très cher. H&M n’existe pas, et il y a un seul Zara à Buenos Aires. Quand j’habitais là-bas, je n’achetais que dans le besoin (« besoin »= envie de changer, bien sûr). Forcement, j’avais toutes mes astuces pour pouvoir avoir des vêtements tendance, des vieilles pièces auxquelles je changeais les boutons, etc. Mais je ne dépensait pas de l’argent en vêtements tous les mois. Pour vous dire, les beaux vêtements sont au niveau de marques comme Levi’s, Sandro, Maje. Je crois pas que la majorité de mortels puissent avoir des nouvelles pièces de ces marques tous les mois, non? D’un côté c’est très bien, car c’est du Made in Argentina, il y a moins de consommation, donc moins de pollution à cause des vêtements mis à la poubelle; mais de l’autre, bien s’habiller n’est pas accesible à tout le monde.

Fast fashion

Arrivée en France en 2012, j’ai connu la fast fashion. Et je suis tombée bien bien bien dedans. Mon budget fringues mensuel est était gigantesque, je pouvais porter tout ce que je voulais aux prix dérisoires, la folie! Je vous disais dans un des dernier posts, ma pile de t-shirts blancs a augmenté au triple… « Mais oui parce que je n’avais pas celui-ci avec les petites manches comme ça ».

fast-fashion

Résolution 2017: prendre conscience

Alors si j’essaie de manger la majorité des produits locaux ou/et bio, quel est mon apport niveau dressing? Aujourd’hui depuis très peu j’essaie de faire plus attention. J’essaie de mieux choisir ce que j’achète. Oui, je vais toujours chez les grandes chaînes car c’est compliqué de s’en passer avec de budgets plus réduits; et oui j’achète surement plus que d’autres personnes, mais le changement est aussi en rapport à la conso personnelle. Je stocke beaucoup beaucoup… donc j’ai commencé à petite échelle. J’ai fait un grand tri de vêtements que n’avaient pas été utilisés depuis super longtemps, j’ai donné à des assos ceux en bon état, j’ai offert à ma sœur d’autres, et j’ai mis en vente sur Vinted une autre partie. Les pièces « poubelle » je les ai amenées chez & Other Stories (3 articles dans n’importe quel état, 10% de reduc). Cela peut être vu très contradictoire, car je reviendrai chez eux avec cette réduction, mais au moins ces tissus seront réutilisés et ne resteront pas dans la nature.

BUY LESS. CHOOSE WELL. MAKE IT LAST

Avec tous les soucis qui a le monde aujourd’hui, souvent je me dis, pourquoi je m’intéresse à ce milieu, qui ne fait que polluer la terre, et souvent exploiter des gens?  C’est peut-être fermer les yeux? En ce moment, ça m’angoisse. Je suis surtout pas fataliste, et je regarde toujours la moitié pleine du verre, mais cette semaine cela a été plus compliqué que d’habitude…

Après, il y a plein de bon côtés. Il y a un sort d’éveil à ce sujet, et une petite nouvelle tendance à cette idée de moins consommer, et du coup moins polluer. Des marques eco-friendly, éthiques, ou juste normales, qui paient ce qu’il faut les matières premières, leurs ouvriers, etc. Ces derniers, je les mélangerai surement avec des marques moins bonnes, mais au moins cela apportera le petit grain de sable pour un monde un peu (tout petit peu) moins chaotique.

Bonne fin d’année, et désolée pour ce français qu’aujourd’hui est bien trop viscéral ❤

2 commentaires sur « Confessions d’une fashion lover, le plein de contradictions »

  1. Je me reconnais bien dans ton article ! ^^
    C’est vrai que la conscience nous pousse à « mieux » consommer, mais dans le même temps c’est dur de résister à la fast fashion. C’est tellement simple d’acheter un produit qui nous plait dans un magasin (et il y en a des tonnes aujourd’hui !). En plus de ça nous sommes entourés par la publicité (et même si nous savons comment cela se passe en coulisse on ne peut être que réceptifs aux discours marketing)…

    Aimé par 1 personne

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